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Après avoir découvert le cross de Molondin, mieux connu sous le surnom humoristique de Wasimolo, l’an dernier en compagnie de Luc et de Patricia, j’ai été recontacté par Luc vers la mi-octobre pour savoir si comptais refaire cette course cette année, soit la 31ème édition. Je lui ai répondu immédiatement que j’étais partant car j’avais beaucoup apprécié ce cross l’an passé en raison de son parcours vallonné à travers une très belle région rurale du Nord Vaudois, de l’atmosphère très conviviale régnant avant, pendant et après la course, des encouragements chaleureux du public ainsi que de la très bonne organisation dont peut se vanter cette manifestation sportive.

S’étant fracturé le pied cet été, Luc n’était malheureusement pas en mesure de prendre part à la course. C’est la raison pour laquelle je m’étais fait à l’idée d’aller de courir l’édition 2012 de Wasimolo comme « accompagnateur » plutôt que comme coureur …

Départ de la course « cadet(te)s » – avec toute l’énergie et tout l’entrain de la jeunesse, bien évidemment !

Départ du 11,4 km: quelques minutes avant le départ, une foule assez compacte était rassemblée devant l’arche de départ gonflable. La photo de droite, prise moins d’une minute avant le départ, est à mon sens révélatrice du degré de sérieux de bon nombre de participants : ceux-ci ont été pris en photographie alors qu’ils étaient sur le point de faire démarrer leur montre chronomètre au signal du départ. Ce qui prouve qu’à Wasimolo on y vient avec un esprit bon enfant mais, pour beaucoup de coureurs, avec la volonté ferme de faire un bon temps.

A travers le village de Molondin, quelques mètres après la ligne de départ, la « marée » de coureurs s’était déjà réduite en un mince flux à l’arrière. A droite, l’une des nombreuses photos que j’ai prises par inadvertance avec mon téléphone Nokia Lumia 900, le petit Nikon Coolpix S3100 de ma femme que j’avais utilisé l’an passé étant kaputt.

A la sortie du village de Molondin, nous avons pris la route de Saint-Martin (photo de gauche) avant de couper à travers les champs, plus au moins au lieu-dit La Scie, pour courir en direction des ruines du château de Saint Martin du Chêne en longeant à distance le ruisseau du Flonzel (photo de droite).

Au bout de quelques minutes nous aperçûmes la tour du château de Saint Martin du Chêne (laquelle date probablement du 12ème siècle) sur notre gauche ; puis, peut-être trois kilomètres plus loin et après avoir passé le village de Chêne-Pâquier, nous avons pris une boucle sur un terrain assez incliné (vers le lieu-dit Le Murgi) où la boue était devenue extrêmement glissante en raison du passage de nos nombreux prédécessurs ; nous avons ensuite continué à descendre la pente avec le Jura visible au loin.

Une autre photo prise sans le vouloir avec mon téléphone portable (que je pense avoir tenu en main au moins sur les trois quarts du parcours), cette fois-ci de moi-même alors que je courais à travers le champ au-dessus du vallon des Vaux.

Plus au moins au lieu-dit Le Martinet, nous avons pris ce qui n’était peut-être pas le tronçon le plus difficile mais très certainement le plus dangereux du parcours, soit une série d’escaliers aux marches constituées de terre battue et de morceaux de bois conduisant jusqu’au vallon des Vaux.

Il va sans dire que c’était plutôt casse-gueule … en fait, cela l’était tellement que je n’ai pas osé prendre en photo le passage le plus glissant (presque tout en bas de la falaise) de peur de créer un accident en m’arrêtant inopinément … Pas encore très au fait concernant l’utilisation de mon Nokia, j’ai pris la photo de gauche suite à une fausse manipulation ne sachant pas qu’il était possible de prendre des vues frontales (d’où mon air perplexe) …  mais je pense que ce montage donne ainsi une meilleure idée du degré de déclivité du parcours sur ce tronçon.

L’impressionnant viaduc des Vaux, lequel domine du haut de ses cent mètres le vallon des Vaux que nous allions bientôt traverser en bonne partie.

L’une des deux stations de ravitaillement proposant du thé chaud ou de l’eau, peu après que nous eûmes laissé derrière nous le viaduc, dans le vallon des Vaux.

Afin de limiter au maximum tout risque d’une baignade forcée dans les ruisseaux des Vaux et du Flonzel suite à un dérapage, les ponts sur ces deux cours d’eau avaient été recouverts de granulats de bois. Une bien sage précaution dont je remercie vivement les organisateurs et bénévoles sur place.

Deux prises de vues réalisées alors que je courais le long cette fois-ci du ruisseau du Flonzel mais toujours dans cette très belle réserve naturelle des vallons des Vaux et du Flonzel.

Par moments, j’avais l’impression de me retrouver dans un canyon. Cette impression n’était pas fausse vu que les vallons ont été creusés par ces deux cours d’eau au fil de plusieurs millénaires.

Après presque neuf kilomètres dans les jambes, une belle surprise attend les coureurs : un versant bien abrupt à gravir. Sur les deux fois que j’ai participé à Wasimolo, je n’ai vu personne le monter en courant … peut-être qu’il en avait été autrement parmi le peloton de tête.

A environ un kilomètre du village de Molondin, peu après le second stand de ravitaillement, nous savions que nous n’étions plus très loin du village (lequel est visible sur la photo tout à gauche, au dessus du champ de maïs) et donc de la ligne d’arrivée. En plus, nous avions devant nous un beau chemin bien plat, comme pour nous encourager pour le dernier bout du parcours.

Patricia eut la bonne surprise de pouvoir courir une bonne centaine de mètres avec ses deux filles, qui nous avaient attendus avec Luc à l’entrée du village. Peut-être que cette fin de course avec maman les motivera à s’inscrire l’an prochain dans la catégorie Ecolière 1 !

Merci à toutes et à tous pour cette très belle course et très certainement à l’an prochain car jamais deux sans trois.

Wasimolo 2011… 30th edition… (compte-rendu en anglais que j’ai publié sur le blog de mon épouse)

PS en tant que Genevois (il est vrai exilé à Lausanne depuis 11 ans), je connaîs néanmoins très mal la région d’Yvonand ; vous voudrez donc bien excuser toute erreur de nature toponymique de ma part … merci d’avance.

Autre pages consacrées à la course à pied sur ce blog:

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