Depuis au moins l’implantation de ce salon à son emplacement actuel (soit à Palexpo, dans ce qui faisait partie jusqu’en 1978 de la campagne genevoise), la seconde semaine de mars rime invariablement pour les Genevois avec l’ouverture du principal salon de l’année, le Salon international de l’automobile (et accessoires). Avec près de 700,000 visiteurs (690,000 l’an dernier mais 747,000 en 2005), le Salon de l’automobile de Genève fait partie des grands rendez-vous planétaires consacrés au culte de la voiture, au même titre que Detroit, Tokyo, Paris et Francfort.

De sorte qu’il est difficile d’y échapper, même si l’on ne possède pas de voiture pour des raisons principalement « idéologiques », tant ce salon est devenu un événement presqu’incontournable dans la vie de Genevois : j’estime en effet y être allé au moins cinq fois jusqu’à présent (mais j’avoue qu’il est devenu plus facile d’y échapper depuis que j’habite Lausanne …). C’est donc avec un certain plaisir qu’en recherchant sur la Toile l’équivalent de Genève Roule ici à Lausanne (soit la Maison du vélo) pour un ancien collègue de travail dont la fille a commencé ses études à l’Ecole hôtelière (et dont je m’étais dit qu’elle serait sûrement intéressée par la location d’un vélo) que je suis tombé sur l’Autre Salon.

www.autre-salon.ch

Cette manifestation alternative au Salon de l’automobile de Genève, organisée pour la sixième année consécutive en 2014, se conçoit comme une « plateforme d’échange et de discussion, lieu créatif, usine à idées et à projets, [qui] a pour souhait non seulement de mettre en avant les travers du salon de l’auto et de l’industrie automobile, mais également et surtout de soutenir et de créer des projets en lien avec l’autre mobilité, douce et active ». Se déroulant en marge du Salon de l’auto, l’Autre Salon propose une série d’animations (conférence-débat, films, etc) et d’activités d’auto-dérision afin d’offrir une perspective décalée « aux résident(e)s de la région genevoise qui subissent et vivent le Salon de l’automobile comme un « rouleau compresseur idéologique », une déferlante de propagande en faveur de l’unique voiture, un véhicule polluant malgré toutes les tentatives de le rendre plus écologique grâce à une couche de peinture verte sur la carrosserie ».

Ainsi, l’esprit de cette contre-manifestation est humoristique, ludique, presque rabelaisien (lisez, par exemple, le descriptif pour l’édition de 2011) … Pour ma part, je regrette d’avoir loupé le festival de films « Bikesmut » en raison de sa thématique : « la libération du corps par le vélo et par le sexe, deux moyens de « transports »».  😉

L’an prochain, promis, je ferai un effort et je me rendrai à Genève durant la seconde semaine du mois de mars mais pas pour le salon conventionnel …

Liens (l’Autre Salon)

Autre lien (pointant sur ce blog) :   Vu à Lausanne … une voiture écrasée par une météorite

L'Hebdo 6 mars 2014_Frédéric Denhez_La fin du tout-voiture

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