parcours_tous_Lausanne Marathon[Source : Lausanne marathon]

Il reste moins de dix jours avant le départ du marathon de Lausanne, lequel se sera donné le 27 octobre 2013. Malheureusement, ma préparation laisse sérieusement à désirer vu que non seulement je n’ai plus fait de sortie longue (soit plus de 25km) depuis ma participation à la course de Sierre-Zinal mais je n’ai effectué aucune séance sur piste pour le travail de la vitesse.

Néanmoins, je ne compte vraiment pas me désister car, depuis la course des « cinq quatre mille », j’ai couru une dizaine de fois la distance de 10 kilomètres (qui selon moi est la distance minimum pour un entraînement de fond de type basique) et je suis « monté » jusqu’à un peu plus de 20 kilomètres à trois reprises (dont deux fois en montagne dans les vallées de Zinal et de Matter).

Surtout je sais que je suis capable me forcer mon corps à courir les kilomètres nécessaires à terminer un marathon car je l’ai fait à deux reprises ces dix derniers mois (Is it possible to run a marathon with minimal training? et I did it again!). Il n’empêche que je suis un peu appréhensif quant à ce grand rendez-vous sportif qui se fait de plus en plus menaçant sur mon horizon.

Pour me rassurer, je me suis même visionné hier soir le parcours dans son intégralité (un montage à partir de l’application « Streetview » du fameux moteur de recherche californien qui est disponible sur le site Internet de la poste), malgré que je connaisse plus ou moins déjà le parcours, vu que je l’ai fait en partie à deux reprises (Is it possible to run a marathon with minimal training? et I did it again!).

 Polar_distance 42.3km_25 November 2012

Mais toujours au fond de moi cette légère anxiété, qui en fait semble se résumer à cette question posée dans le titre de cette page : « Que puis-je faire pour limiter les dégâts ? »

Pourtant, je ne dois rien à personne dans la mesure où, contrairement à certaines courses prestigieuses anglo-saxonnes (Londres, New York), le marathon de Lausanne ne se court pas pour récolter des fonds à des fins caritatives, de sorte que n’ayant d’autre sponsor que moi-même je n’ai donc de compte à rendre à personne.

Est-ce alors la peur du ridicule ? Un peu je suppose et cela serait vis-à-vis des coureurs qui me dépasseraient aisément ou des spectateurs encore présents si je venais à terminer le marathon en plus de 4h30. Mais en y réfléchissant, personne ne me connaît : je ne serai qu’un coureur parmi plusieurs centaines d’autres, donc pourquoi devrais-je m’en faire ? En fait, même si je finissais dernier, parcourir 42 kilomètres dans le délai imparti ce n’est pas une simple promenade du dimanche !

Ou est-ce parce que je redoute un abandon en cours de route ? Par exemple, en raison d’une crampe ou d’un claquage car, sur 42 kilomètres, tout peut arriver. Même si je redoute effectivement une crampe, ayant souffert de ce problème aux 20km de Lausanne en 2011 et à Sierre-Zinal cette année, je ne crois pas que cela soit la raison principale de mon appréhension.

Est-ce alors un mélange de tout ce qui précède ? Je pense que c’est très certainement le cas mais qu’on a aussi affaire à un autre phénomène psychologique : selon moi, le simple fait de participer à une compétition induit un niveau minimum d’anxiété chez les participants, vu qu’il est question de se mesurer à d’autres personnes, et ce sentiment d’anxiété, aussi léger soit-il, est probablement lié à des instincts bien ancrés en nous, tel que celui de survie.

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Mais je n’ai toujours pas répondu à la question posée dans le titre : « Que puis-je faire pour limiter les dégâts ? »

Pas grand chose si ce n’est effectuer quelques entraînements supplémentaires (notamment une sortie en montagne samedi – beau temps oblige ! –et problablement 30km le lendemain sur le parcours du marathon), consommer une nourriture plus riche en hydrates de carbone que d’habitude (mais je n’effectuerai point de « carb loading » pour ce marathon en raison de la prise de poids découlant du stockage d’eau), visionner des clips de documentaires sur le marathon et surtout me rassurer en me ressassant que courir 42 kilomètres relève pleinement de mes capacités vu que je l’ai fait une fois en compétition et deux fois à l’entraînement cet hiver.

Kalenji marathon belt with four 115ml water bottles

En tout cas, si j’arrive à courir le marathon de Lausanne en 4h10 ou 4h15, je serai vraiment satisfait, vu mon manque d’entraînement. En tout cas, je ne commettrai pas l’erreur de partir trop vite car, pour paraphraser Jean de la Fontaine, j’ai déjà failli à la version pour marathoniens de son fameux adage : « rien ne sert de vouloir préparer un marathon au dernier moment, il faut commencer à temps » …

Liens

Gail Waesche Kislevitz, First marathons personal encounters with the 26.2-mile monster, Halcottsville, NY, 1998

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